Ce dossier présente les références mises en œuvre par le LNE-LADG pour assurer la traçabilité des mesures de débits de gaz à haute pression.
La particularité de la chaîne de traçabilité assurée par le LNE-LADG est l’utilisation de Venturi-tuyères en régime critique comme étalons de transfert. Ces tuyères, utilisées depuis le début des années 1970 par le laboratoire, permettent de générer et mesurer le débit de référence sur des bancs d’étalonnage et d’essais fonctionnant avec de l’air ou du gaz naturel.
Cette technologie participe aujourd’hui à la définition de la valeur du « mètre cube de gaz naturel à haute pression de référence » établit au travers de l’accord d’harmonisation entre la PTB, le NMi et le LNE-LADG.
Références nationales de débitmétrie gazeuse du LNE-LADG
Dans le contexte actuel où l'exposition médicale est de loin la principale source d'irradiation d'origine artificielle, on conçoit la nécessité de mettre à disposition des références métrologiques adaptées à ce domaine. La radiothérapie en particulier requiert une très grande maîtrise des doses délivrées dans les volumes " cibles " (tumeurs), ce qui nécessite la caractérisation très précise des doses produites par les sources de rayonnement (accélérateurs, télécobalts).
Pour répondre à ce besoin, les métrologues doivent développer des références primaires, les plus représentatives possibles de la dose absorbée dans les milieux biologiques, dans des conditions d'irradiation identiques à celles rencontrées lors d'expositions humaines.
La calorimétrie graphite (pdf - 646 Ko)
La chimie analytique, et la métrologie en chimie en particulier, connaissent actuellement des développements importants du fait des fortes demandes de la société pour la mesure des composés chimiques dans les domaines de l'environnement, de la santé et de l'agroalimentaire. Dans tous ces secteurs, auxquels se rajoutent ceux du monde industriel, des milliers de laboratoires réalisent par an, des millions d'analyses. La traçabilité métrologique de ces mesures est parfois mal, ou pas du tout, réalisée dans des secteurs sensibles comme l'environnement et la santé. Les pesticides constituent un exemple significatif où la métrologie en chimie peut jouer un rôle considérable. En effet, le niveau de pollutions des eaux par ces composés est très critique et de très nombreux laboratoires réalisent quotidiennement des analyses de pesticides. Malheureusement, malgré la mise en oeuvre de techniques analytiques sophistiquées, la traçabilité au SI n'est pas toujours démontrée. Ce dossier traite de la question des pesticides de manière générale et se propose de faire le point sur les aspects analytiques et métrologiques.
Pesticides (pdf - 554 Ko)
Le condensat de Bose-Einstein, nouvel état de la matière prédit en 1924 par A. Einstein puis observé expérimentalement en 1995 par E.A. Cornell et C.E. Wieman d'une part et W. Ketterle d'autre part, suscite un fort engouement de la part de la communauté scientifique. La métrologie n'est pas en reste. En effet le LNE-SYRTE, Laboratoire national de métrologie désigné dans le cadre de la métrologie française pour réaliser les activités de temps et fréquences, s'est lancé, en collaboration avec le laboratoire Kastler Brossel de l'Ecole normale supérieure de Paris, dans un projet employant les condensats de Bose-Einstein. L'objectif est de réaliser une horloge à atomes piégés sur une puce, qui fonctionnera en alternance avec des gaz d'atomes thermiques et dégénérés.
Horloge à atomes piégés sur puce (pdf - 748 Ko)
Le kilogramme est la seule unité du système international (SI) encore définie à partir d'un artefact unique, conformément à la définition qui en a été adoptée par la Conférence générale des poids et mesures (CGPM) en 1889. Il est égal à la masse du prototype international du kilogramme, étalon matériel en platine iridié, déposé au Bureau international des poids et mesures (BIPM), et dénommé
.
Toutefois, même si
représente l'unité de masse par définition, le prototype international n'est pas parfaitement stable, en raison de son interaction avec le milieu environnant.
Son objectif est double :
Si cette détermination peut être effectuée avec une incertitude suffisamment faible, la réalisation conjointe de ces deux objectifs permettrait de proposer une évolution de la définition de l'unité de masse à partir d'une constante fondamentale, comme cela a été fait pour le mètre en 1983 en fixant la valeur de la vitesse de la lumière de manière conventionnelle, liant ainsi le mètre à la seconde.