>> Accueil >> Zoom sur l’actualité

**Zoom sur l’actualité 2015

Mercredi 16 décembre, soutenance de thèse portant sur la mise en œuvre d’une régulation thermique sur une machine de mesure dimensionnelle de très haute exactitude.

Kamélia BOUDERBALA , doctorante au LNE, soutiendra sa thèse intitulée "Mise en œuvre d’une régulation thermique sur une machine de mesure dimensionnelle de très haute exactitude – Utilisation d’un modèle d’ordre faible en boucle fermée" mercredi 16 décembre 2015.

Résumé : Ce manuscrit décrit la modélisation et la régulation de la température au sein d’un dispositif expérimental développé initialement pour valider les principes de conception adoptés pour une nouvelle machine de mesure de cylindricité au Laboratoire Commun de Métrologie du Laboratoire national de métrologie et d’essais – Conservatoire national des arts et métiers. L’appareil a été équipé de 19 sondes à résistance de platine raccordées à une référence nationale afin d’étudier l’influence sur son comportement des perturbations thermiques générées par des sources de chaleur internes et externes. L’investigation de l’influence de ces perturbations sur les mesures réalisées avec des capteurs de déplacement capacitifs a également été menée. Les perturbations thermiques internes simulant les puissances dissipées par les éléments de guidage mécaniques ont été générées par l’intermédiaire de trois films chauffants. Une modélisation par éléments finis du dispositif expérimental a été réalisée et les résultats numériques comparés à des résultats expérimentaux réalisés dans les mêmes conditions. Les écarts obtenus, de l’ordre de 0,1 °C, sont trop élevés pour que ce modèle soit adopté pour l’élaboration d’une régulation thermique en temps réel. Dans la suite, un modèle réduit a été développé à partir des données expérimentales à l’aide de la méthode d’identification modale (MIM). Le résidu obtenu lors de la comparaison des résultats issus de ce modèle et expérimentalement est inférieur à 0,003 °C. Finalement, une régulation thermique à mieux que le centième de degré a été mise en œuvre en utilisant une commande prédictive associée à un filtre de Kalman.

Date et lieu de la soutenance : Mercredi 16 décembre 2015 à 10h30, au LNE 1 rue Gaston Boissier, Paris (15e).

Vendredi 11 décembre, soutenance de thèse portant sur la réalisation et la caractérisation métrologique d’un pyromètre accordable.

Achour SADOUNI, doctorant au LCM (Laboratoire Commun de Métrologie LNE-Cnam), soutiendra sa thèse intitulée " Réalisation et caractérisation métrologique d’un pyromètre accordable " vendredi 11 décembre 2015.

Résumé : Cette thèse de doctorat traite de la réalisation et de la caractérisation métrologique d’un pyromètre à filtre accordable acousto-optique (AOTF). La première partie expérimentale du travail a été consacrée à l’étude du fonctionnement et à la caractérisation de l’AOTF, la seconde partie a été dédiée au développement et à l’optimisation du pyromètre accordable.
Contrairement aux pyromètres les plus couramment répandus, dont la sélection spectrale est obtenue par un filtre interférentiel, le pyromètre accordable développé utilise un filtre acousto-optique qui présente la particularité d'être adapté à un étalonnage par laser. La longueur d’onde optique de mesure comprise entre 650 nm et 950 nm est imposée par la fréquence de l’onde radiofréquence appliquée au filtre acousto-optique. Le niveau de diffusion optique du pyromètre est de l’ordre de 10-5 en valeur relative. La reproductibilité de sa sensibilité spectrale en longueur d’onde, mesurée sur une semaine, est de 0,01 nm et 0,1 % en amplitude. Ces caractéristiques, comparables à celles des meilleurs monochromateurs, permettent l'utilisation du pyromètre accordable pour des applications métrologiques au meilleur niveau d’exactitude (0,1 K). L’instrument est transportable car ces dimensions sont compactes (90 cm x 20 cm x 30 cm).
Les performances et la caractérisation métrologique du pyromètre ont été validées par la mesure de la température thermodynamique du point de congélation du cuivre, en accord avec celle donnée dans l'EIT-90 (1357,77 K).

Date et lieu de la soutenance : Vendredi 11 décembre 2015 à 10h30, Conservatoire National des Arts et Métiers (salle 61 A RDC 22), 61 rue du Landy 93210 La Plaine – Saint Denis.

Développement d'une TPC pour les références en énergie et en fluence des champs neutroniques de basses énergies (de 8 keV à 5 MeV)

Donovan Maire, Doctorant en physique nucléaire au LNE-IRSN/LMDN, soutiendra sa thèse le 4 décembre 2015 sur le " Développement d'une TPC pour les références en énergie et en fluence des champs neutroniques de basses énergies (de 8 keV à 5 MeV) ".

Résumé : Afin de juger de la fiabilité des mesures, la métrologie nécessite de quantifier des grandeurs avec leurs incertitudes en les reliant à une référence par une chaine ininterrompue et documentée d’étalonnages. Dans le domaine des rayonnements neutroniques, il est essentiel de connaitre la réponse des instruments de mesure en fonction de l’énergie des neutrons. Des étalonnages sont donc réalisés auprès de champs neutroniques de référence. En France, les références primaires en termes de champs neutroniques sont détenues par le LNE-IRSN, au sein du Laboratoire de Métrologie et de Dosimétrie des Neutrons (LMDN).
Afin d’améliorer la caractérisation des champs neutroniques de référence, le détecteur LNE-IRSN MIMAC μTPC a été développé. Ce détecteur est une Chambre à Projection Temporelle (TPC), utilisant un gaz à basse pression (30 mbar abs. à 1 bar abs.). Des noyaux de recul sont produits par diffusion élastique des neutrons sur les atomes du gaz. En mesurant l’énergie et l’angle de diffusion des noyaux de recul, le détecteur μTPC mesure la distribution en énergie de la fluence des neutrons entre 8 keV et 5 MeV.
Le défi majeur de cette thèse était de réaliser une spectrométrie fine des champs neutroniques dans le domaine du keV, selon une procédure de mesure primaire. Une démarche métrologique a d’abord été entreprise afin de maitriser l’ensemble des processus physiques intervenant dans la détection des neutrons par la μTPC. Cela a conduit au développement d’un modèle direct et d’un modèle inverse représentant respectivement la fonction de réponse du détecteur et sa réciproque. Grâce à cette caractérisation détaillée, la distribution en énergie de la fluence a été mesurée pour un champ neutronique continu de 27 keV. L’énergie des neutrons reconstruite est 28,2 ± 4,5 keV, la mesure intégrale de la fluence est en accord avec d’autres méthodes de mesures à 6% près. Le système LNE-IRSN MIMAC μTPC devient le seul capable de mesurer conjointement l’énergie et la fluence à des énergies inférieures à 100 keV, de manière primaire. L’objectif de la thèse est donc atteint. Ces mesures à des énergies inférieures à 100 keV ont mis en exergue une non-linéarité de l’ionisation par rapport à l’énergie cinétique des ions. Au-delà de cette thèse, l’étude de cette non-linéarité fait écho aux questions actuelles en radiobiologie sur les mécanismes de dépôt de dose.

Date et lieu de la soutenance : vendredi 4 décembre à 14h dans l’amphithéâtre du château de Cadarache (à côté du CEA Cadarache)

Mercredi 25 novembre, soutenance de thèse portant sur l'Étalonnage des instruments de mesure de l’activité volumique du thoron (220Rn) dans l’air.

Benoît SABOT, doctorant au LNHB (Laboratoire National Henri Becquerel), soutiendra sa thèse intitulée "Étalonnage des instruments de mesure de l’activité volumique du thoron (220Rn) dans l’air" mercredi 25 novembre à 14h.

Résumé : L’objectif de cette thèse est de développer un système étalon de thoron afin de raccorder les instruments de mesure de l’activité volumique du thoron (220Rn) dans l’air.
Le dispositif de mesure conçu est un volume composé d’un détecteur semi-conducteur silicium couplé à un champ électrique permettant la capture des descendants solides chargés du thoron à la surface du détecteur. Des simulations avec un code déterministe ont permis d’optimiser la forme et les dimensions du dispositif pour obtenir un champ électrique efficace pour la capture de ces descendants malgré un débit de circulation rapide à l’intérieur du volume de mesure. Des calculs Monte-Carlo ont aussi permis de définir le rendement de détection du dispositif, ainsi que la forme du spectre alpha.
Les rendements de détection calculés pour la mesure du 222Rn et 220Rn ont été validés expérimentalement avec une atmosphère étalon de radon (222Rn) produite à l’aide d’un banc de dilution spécifiquement conçu. Une étude de sensibilité a montré que la réponse du dispositif est indépendante de la pression, de l’humidité et du débit de prélèvement dans la gamme de mesure considérée.
L’analyse des spectres alpha obtenus a permis de qualifier précisément l’activité volumique d’une atmosphère en thoron avec une incertitude-type associée de 1 %. Le dispositif, portable, a été transporté au laboratoire de métrologie de l’activité italien pour réaliser des comparaisons avec leur dispositif en développement. Les résultats sont compatibles en tenant compte des incertitudes associées.

Date et lieu de la soutenance : Mercredi 25 novembre à 14h, Digiteo Saclay

Dimanche 25 octobre 2015, passage à l’heure d’hiver.

Depuis 1998, pour garantir le bon fonctionnement de certains secteurs comme celui des transports, des communications et les échanges au sein de l’union européenne, le passage à l’heure d’hiver intervient à la même date pour l’ensemble des pays de l’Union européenne selon un calendrier fixé pour 5 ans. Pour l’année 2015, le changement d’heure est programmé le dimanche 25 octobre.

En France, l'heure légale en France est réalisée à partir de l’horloge maîtresse du LNE-SYRTE (Laboratoire national de métrologie et d’essais – Systèmes de référence temps espace), à l’Observatoire de Paris et diffusée via l'Horloge Parlante (numéro d'appel 3699). Le passage à l'heure d'hiver s'effectuera automatiquement, à trois heures du matin l’horloge sera retardée d’une heure.

Pour en savoir plus :

Rencontre scientifique autour du thème de la caractérisation des matériaux en hyperfréquences : le jeudi 5 novembre 2015

Le LNE organise une journée de rencontres pour faire le point sur les avancées récentes des techniques électromagnétiques de caractérisation des matériaux dans les domaines hyperfréquences et térahertz et pour susciter des échanges entre fabricants et développeurs d’instruments, utilisateurs, métrologues, qu’ils soient industriels, institutionnels, chercheurs ou enseignants.

Les sujets traités seront focalisés sur les techniques de mesure des propriétés électriques et magnétiques des matériaux essentiellement diélectriques (permittivité, tangente de perte, perméabilité, indice de réfraction…). Ces mesures peuvent être réalisées pour répondre à des besoins de respect des exigences réglementaires relatives à l’exposition au rayonnement électromagnétique, de caractérisation en microélectronique ou pour le développement de nouvelles techniques d’imagerie…

Date et lieu : le jeudi 5 novembre 2015, au LNE Paris 15e

Programme détaillé et inscription

Le graphène, un matériau révolutionnaire pour la métrologie et le Système International d'unités

Une équipe française de chercheurs du Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE) et du CNRS a démontré que le graphène, objet du prix Nobel de Physique en 2010, permet de réaliser un étalon primaire de résistance électrique très précis, fondé sur l'effet Hall quantique, dans des conditions expérimentales plus pratiques que celles requises par les matériaux semiconducteurs conventionnels.

Ces résultats, publiés dans le journal Nature Nanotechnology le 7 septembre 2015, ouvrent non seulement la voie à une utilisation plus large des étalons électriques universels et très précis au profit de l?industrie et de la science, mais contribuent également à la révision des unités du Système International dont le kilogramme. Ils démontrent enfin la maturité du graphène pour une application très exigeante.

Ils font suite à des travaux préliminaires publiés dans Nature Communications en avril 2015 (Nat. Commun. 6, 6806 (2015)).

Les laboratoires impliqués sont :

Ces travaux ont bénéficié du soutien financier de l'ANR et du programme EMRP (projet SIB51, GraphOhm).

Publication :
R. Ribeiro-Palau, F. Lafont, J. Brun-Picard, D. Kazazis, A. Michon, F. Cheynis, O. Couturaud, C. Consejo, B. Jouault, W. Poirier and F. Schopfer « Quantum Hall resistance standard in graphene devices under relaxed experimental conditions » paru dans Nature Nanotechnology le 7 Septembre 2015. http://dx.doi.org/10.1038/nnano.2015.192

Contacts chercheurs :

Pour en savoir plus consultez :

Intervention de Claude Cohen-Tannoudji – prix Nobel de physique 1997- en clôture du congrès international de métrologie 2015

Claude Cohen-Tannoudji,Prix Nobel de Physique interviendra sur le thème des horloges atomiques


Une horloge atomique utilise l'immuabilité de la fréquence de transition d’un atome (passage d’un niveau d’énergie à un autre) pour assurer l'exactitude et la stabilité d’un signal oscillant asservi sur celle-ci. Cette fréquence de transition étant appelée « fréquence horloge ».

Actuellement la définition de la seconde est basée sur une transition atomique du césium.

Depuis la mise en œuvre de ces horloges atomiques l’exactitude (précision) n’a cessé de progresser pour atteindre des records ces dernières décennies (10-15 dans les années 1990, 10-16 dans les 2000/2010, pour atteindre actuellement des niveaux de quelques 10-17), sur différents atomes ou ions.

Mais pourquoi de telles recherches ? Et pour quelles applications ?

En fait les horloges sont utilisées dans des domaines très variés. Bien sûr pour la science, en astronomie et le spatial par exemple (fusées, satellite, sondes dans l’espace), mais aussi dans notre quotidien dans un nombre croissant de domaines tels que les réseaux de télécommunications haut débit ou la téléphonie mobile.
Cela permet d’avoir des systèmes de positionnement et de navigation de manière très précise (navigation aérienne, maritime), d’utiliser les systèmes de positionnement par GPS dans son quotidien (en voitures, bus, bateaux), ou pour le transport d’énergie.
Ces horloges sont aussi utilisées en géodésie pour la surveillance de phénomènes terrestres (dérives des continents, tremblements de terre,…), et pour des choses aussi étonnantes que la migration des animaux ou les transferts boursiers.

Programme détaillé et inscription aux conférences : www.metrologie2015.com

« Métrologie 4.0 » : révolution industrielle et métrologie du futur, thématique de la conférence plénière d’ouverture du congrès international de métrologie 2015

Une quatrième révolution industrielle est en marche, comparable à l’introduction de la machine à vapeur, de l’électricité ou de l’électronique. « La France doit s’inspirer du projet 'industrie 4.0' allemand » article du Monde du 14 novembre 2014.

L’enjeu est positionné au-delà des premières notions que nous connaissons : il ne s’agit pas d’avoir plus de robots ou des usines « écologiques ». L'usine du futur sera intelligente, extrêmement efficace et reposera sur le principe « faire bien du premier coup ». Elle mêlera la conception à une chaîne de production des plus performantes.

La métrologie nous permettra d'atteindre ces objectifs en évaluant l'adaptation, la performance et la fonctionnalité de chaque partie du produit fini, tout en assurant zéro déchet et zéro émission. Elle fera la liaison entre R&D et production avec un processus unique ayant une faible consommation d'énergie et un faible impact environnemental.

La raison d'être de la métrologie va au-delà de l’enregistrement de données numériques. Elle fournit des solutions de productions grâce à l'intégration de plusieurs disciplines au sein d'un réseau de mesure.

La fabrication intelligente porte sur l'amélioration des produits fabriqués, l'optimisation des processus de production, une production automatisée, la réduction de l'impact environnemental.

Les exemples et développements actuels sont nombreux, comme des machines à mesurer connectées à leur environnement opératoire en temps réel, à l'aide de capteurs contrôlant les paramètres tels que la température et la pression, des objets physiques intégrés en continu, un réseau global d'informations, la fabrication additive.

Cela sera possible au moyen d'outils informatiques de pointe, de logiciels et de technologies de communication ; avec le développement de nouveaux capteurs basés sur la biotechnologie et la nanotechnologie.

La Métrologie 4.0 interconnectera un nombre très varié de différents capteurs et intègrera des données provenant de multiples systèmes de réseaux de mesure. Ces derniers assureront que les valeurs d'étalonnage sont actualisées dans tout le réseau en connectant toutes les données.

Cette approche va engendrer une nouvelle interprétation de la traçabilité tout au long du système et donc une métrologie en évolution elle aussi.

Découvrez avec nous tous les sujets du Congrès International de Métrologie 2015 : un mélange entre les bonnes pratiques actuelles et l’amélioration des processus industriels et une vision d’un futur déjà en marche !

Programme détaillé et inscription aux conférences : www.metrologie2015.com

Soutenance de thèse portant sur la réalisation d’une instrumentation de mesure de la BRDF de surfaces éclairées : le mercredi 3 juin 2015

Shiraz OUARETS soutiendra sa thèse de doctorat de sciences intitulée « Conception de la détection d’un gonioréflectomètre métrologique pour mesurer la BRDF des surfaces », dans la spécialité « Lasers, nanosciences et métrologie », le mercredi 3 juin 2015 au CNAM à Saint Denis.

Résumé : Les travaux ont été effectués au Laboratoire Commun de Métrologie LNE-Cnam (Pôle Métrologie thermique et énergétique) dans le cadre d’un projet de recherche en métrologie visant à doter la métrologie française d’un instrument de référence dédié à la caractérisation métrologique des propriétés réflectives des objets qui, du point de vue de l’apparence, sont à l’origine des sensations de couleur, de brillant, de texture, de translucidité, etc. Le travail effectué a contribué à la conception, la réalisation et la mise au point d’un dispositif de mesure de la fonction de distribution bidirectionnelle du coefficient de luminance d’une surface plane (BRDF).

La BRDF est la grandeur physique qui caractérise intégralement la réflexion lumineuse à la surface d’un matériau. En cela, sa mesure s’inscrit comme un outil indispensable pour la mesure de l’apparence en permettant de connaître en détail le signal qui entre dans l’œil. Certaines surfaces présentent une apparence pigmentée, métallisée, nacrée ou encore interférentielle, ces surfaces, dites goniochromatiques, ont la capacité de changer d’apparence en fonction de l’angle d’observation. Pour les caractériser, il est impératif d’effectuer une mesure de BRDF sous plusieurs conditions d’observation et d’illumination.

L’outil de mesure de la BRDF réalisé est un gonioréflectomètre, dédié à des mesures dans le domaine spectral ultraviolet-visible (250 nm – 900 nm). Le montage expérimental consiste en deux lignes distinctes. La première, appelée voie spectrale, est dédiée à l’étude de la couleur. Elle est constituée d’une illumination fixe assurée par une lampe filtrée par un monochromateur puis focalisée sur la surface étudiée. La détection, mobile, est assurée par un système optique constitué de lentilles et de miroirs qui renvoie la lumière réfléchie par la surface sur la photodiode. La deuxième ligne, appelée voie spatiale, est dédiée à l’étude du brillant. Elle requière une résolution angulaire qui égale l’acuité visuelle de l’œil humain (soit 0,03°). Cette partie constitue l’originalité de l’instrument réalisé. Sur cette voie, la détection est fixe et repose sur la combinaison d’un système optique de Fourier et d’une caméra CCD. L’illumination est mobile et est assurée par une lampe à incandescence collimatée sur l’échantillon. Les deux lignes sont placées autour d’un robot porte-échantillon qui offre six dégrées de liberté pour le positionnement de l’échantillon. Il permet donc de reproduire toutes les directions d’illumination et d’observation pour la mesure de la réflexion de la surface à caractériser afin de déterminer sa BRDF.

Date et lieu de la soutenance : mercredi 3 juin 2015, à 10 h, au Cnam, 61 Rue du Landy, 93210 La Plaine-Saint Denis.

Séminaire sur la mesure de l’humidité dans les solides, mercredi 17 juin

Dans le cadre du projet européen METefnet, le CETIAT organise le mercredi 17 juin à Villeurbanne (69), un séminaire sur la mesure de l’humidité dans les solides.

Le projet METefnet porte sur l'amélioration de la mesure, de la traçabilité et de l'estimation d'incertitude lors de la détermination ou la mesure de l'humidité dans les solides (agro-alimentaire, matériaux de construction, papier, bois, pharmacie…).

Le programme de ce séminaire, en langue anglaise, se décompose en trois parties :

La participation à ce workshop sera l'opportunité d'être en contact avec les fabricants présents, d'avoir accès à l'état d'avancement des techniques actuelles et d'échanger avec d'autres industriels / utilisateurs aux prises avec cette problématique de la mesure d’humidité dans les solides.

Programme détaillé et inscription

Date limite d'inscription : vendredi 29 mai (Attention : nombre de places limité)

Pour en savoir plus sur le projet METefnet, consultez le site : http://www.metef.net/

La nouvelle édition de la mini Table de radionucléides vient de paraître !

Couverture de l'ouvrage Mini Table de radionucléides

Cette table est un outil pratique et quotidien pour tous les travailleurs opérant au contact de radionucléides. Elle concerne tous les secteurs scientifiques et techniques, comme la médecine, la recherche ou l’industrie.

La Mini Table de radionucléides a été conçue comme un instrument permettant de repérer et valider rapidement les principales caractéristiques des radionucléides les plus utilisés (environ 300) que l’on rencontre en milieu médical, industriel, nucléaire, gestion des déchets, etc.
Présentée en format de poche, elle permet pour chaque radionucléide d’indiquer ses caractéristiques fondamentales :

Pour des caractéristiques complètes, l’ouvrage renvoie aux Tables de Données de référence.

Ce document, publié par le LNE-LNHB est commercialisé aux éditions EDP sciences. Rendez-vous sur leur site pour vous procurer l'édition 2015 de la Mini Table de radionucléides.

Signature de l’accord entre la commission européenne et EURAMET pour le financement du programme EMPIR (European Programme for Innovation and Research)

Par la signature de cet accord, la commission européenne confirme le financement du programme de recherche européen EMPIR à hauteur de 300 millions d’euros (soit environ 50% du programme). Ce programme de recherche lancé en 2014 et qui doit s’achever en 2020, fera l’objet de 7 appels à projets annuels dans le domaine de la mesure. L’appel 2014 a concerné la thématique « industrie » pour une enveloppe de 23 M€, celui de 2015 porte en particulier sur la santé (20 M€), le système international de mesure (SI) (13 M€) et la pré-normalisation (4 M€).

Pour en savoir plus :

Soutenance de thèse portant sur l’étude de l’effet Hall quantique dans le graphène : le jeudi 9 avril 2015

Fabien LAFONT soutiendra sa thèse de doctorat de physique intitulée « Quantum Hall effect in graphene for resistance metrology », le jeudi 9 avril 2015 au CEA-Saclay.

Résumé : Les travaux effectués au LNE portent sur l’étude de l’effet Hall quantique dans le graphène dans le cadre d’un projet de recherche en métrologie sur la réalisation d’étalons quantiques de résistance électrique.

L’effet Hall quantique (EHQ) apparaissant dans des gaz bi-dimensionnels d’électrons placés à basse température et sous fort champ magnétique a révolutionné la métrologie des résistances depuis sa découverte en 1980 par Klaus von Klitzing. Cet effet apporte une représentation de l’ohm uniquement basé sur la constante de Planck et la charge de l’électron. Néanmoins sa mise en pratique dans des hétérostructures semi-conductrices requiert des conditions d’utilisation contraignantes, telles le champ magnétique, la température et le courant électrique (B = 10 T, T = 1,4 K et I = 40 µA), nécessitant l’utilisation de systèmes cryomagnétiques couteux et d’une instrumentation de mesure particulière. Le graphène, par la physique particulière apparaissant dans ce matériau, peut théoriquement mener à un étalon de résistance fonctionnant dans des conditions moins contraignantes, ouvrant la porte à une dissémination accrue de l’ohm.

La présentation traitera tout d’abord de l’impact particulier sur la quantification de la résistance de Hall des défauts linéaires, omniprésents dans le graphène crû par dépôt chimique en phase vapeur sur métal. Puis la présentation sera dédiée à l’étude du graphène crû par dépôt chimique en phase vapeur sur carbure de silicium. L’équipe de recherche a pu montrer que la résistance de Hall dans ce matériau était quantifiée avec une incertitude relative de l’ordre de 10-9 dans des conditions de température et de champ magnétique bien plus avantageuses que celles d’un étalon semi-conducteur. Une étude des processus de dissipation apparaissant dans le graphène permet également de soulever des questions intéressantes sur le lien entre le type de désordre et la quantification de la résistance de Hall dans ce matériau.

Date et lieu de la soutenance : Jeudi 9 avril 2015 à 13h30 au CEA-Saclay, Orme des Mérisiers

Informations détaillées sur la soutenance

Les compétences du LNE reconnues par le JCTLM pour le dosage de l’hémoglobine glyguée (HbA1c)

Le Joint Committee for Traceability in Laboratory Medicine (JCTLM) a été créé en 2002 conjointement par le CIPM (Comité International des Poids et Mesures), l’IFCC (International Federation for Clinical Chemistry and Laboratory Medecine) et l’ILAC (International Laboratory Accreditation Cooperation) dans le but de fournir une plate-forme mondiale pour promouvoir et donner des orientations quant à l’équivalence des résultats de mesure des Laboratoires de Biologie Médicale et leur traçabilité à des étalons appropriés.

Le JCTLM est constitué de deux groupes de travail visant, d’une part à l’élaboration d’une liste de matériaux et méthodes de référence (WG1) et, d’autre part, à l’identification de laboratoires de référence (WG2). Ces informations sont référencées au sein d'une base de données accessible sur le site internet du JCTLM et permettent d’informer les professionnels du diagnostic médical des matériaux de référence certifiés et des méthodes de référence existants, ainsi que des laboratoires compétents travaillant sur ces sujets.

Il y encore deux ans de cela aucun laboratoire français n’était répertorié parmi ce réseau de laboratoires d’excellence au niveau mondial dans le domaine de la médecine, de la pharmacie et de la chimie clinique. Après son entrée dans ce cercle fermé en 2013 pour la mesure du cholestérol total, du glucose et de la créatinine dans le sérum, qui faisait du Laboratoire national de métrologie et d’essais le 1er laboratoire français référencé par le JCTLM, le LNE vient d’ajouter une corde à son arc dans le domaine biomédical. Le JCTLM vient en effet de reconnaître les compétences du laboratoire pour le dosage de l’hémoglobine glyguée (HbA1c), analyse classiquement réalisée en clinique pour le suivi glycémique des patients diabétiques. Jusqu’à ce jour seuls trois laboratoires au monde pouvaient prétendre à une telle reconnaissance !

Le LNE est désormais répertorié comme laboratoire de référence sur le site du JCTLM pour quatre biomarqueurs. Ce nouveau référencement contribue par ailleurs à renforcer la légitimité du LNE pour proposer ses services aux laboratoires de biologie médicale, aux organisateurs d’essais d’aptitudes et aux industriels du diagnostic in vitro dans le cadre de la fiabilisation des résultats de mesure.

Normalisation autour de la question des matériaux de référence : parution de 3 guides

L’étalonnage, la validation de méthodes de mesure et le contrôle qualité sont critiques dans un grand nombre de domaines et notamment pour l’industrie. Ces différentes étapes de la mesure nécessitent des valeurs de référence, qui peuvent prendre la forme de matériaux de référence, dont l’homogénéité et la stabilité doivent être démontrées pour garantir la fiabilité des mesures et des décisions qui en découlent. La préparation et l’utilisation de ces matériaux de référence (certifiés ou non) se doivent par conséquent d’être harmonisées au niveau international.

Un comité dédié de l’ISO, le REMCO, prend en charge ces questions depuis 1975 et donne ses recommandations au travers de différents guides. La France y participe par l’intermédiaire du Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE). L’actualité de ce comité de normalisation est très riche puisque plusieurs documents sont en cours de révision, la sortie de trois Guides ayant notamment eu lieu à la fin 2014 :

En parallèle, le Guide ISO 34 « Exigences générales pour la compétence des producteurs de matériaux de référence », utilisé par le COFRAC lors du processus d’accréditation, focalise toutes les attentions. Il a en effet été récemment décidé que ce Guide devait être transformé en Norme Internationale afin de renforcer l’accord de reconnaissance mutuel des différents acteurs de la mesure. Les états membres participants à l’ISO/REMCO, dont la France, ont été sollicités pour contribuer à ces réflexions, qui ont débuté en décembre 2014.

Contact : Georges FAVRE

Soutenance de thèse portant sur la mise en place d’un AFM métrologique : jeudi 02 avril 2015

Younes Boukellal (LNE) soutiendra sa thèse intitulée « Contribution à la mise en place d’un AFM métrologique : Développement d’une tête AFM métrologique et caractérisation métrologique de l’instrument » le jeudi 02 avril 2015 à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan.

Résumé : Les travaux présentés portent sur la contribution au développement du Microscope à Force Atomique Métrologique du LNE dans le but de réduire l’incertitude de mesure. Durant cette thèse, une tête AFM spécifiquement adaptée pour les applications de nanométrologie dimensionnelle a été développée et intégrée au reste de l’instrument. Elle comporte un système original de mesure des déflexions du levier nécessaire à la détection des forces s’exerçant à l’extrémité de la pointe. Parallèlement à ce développement, le projet a aussi porté sur la caractérisation fine de l’instrument afin d’établir un bilan d’incertitude.

Résumé détaillé de la thèse

Date et lieu de la soutenance : Jeudi 2 avril, 14h à l'Ecole Normale Supérieure de Cachan, Institut d’Alembert, Amphi CHEMLA